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L’unification, une fausse bonne idée ?

La nouvelle est tombée, le 18 Décembre marque la fin d’un projet ambitieux dans le catch français, l’unification de 7 structures autour d’un seul et même titre de champion de France. Démarrée en grande pompe lors de la dixième édition du show principal de l’ICWA, Révolution, l’idée présentée par Booster n’aura finalement tenu même pas sept mois. L’occasion pour nous de revenir sur ce projet bien (trop) ambitieux.

Attention au départ ! C’est le 26 Mai que tout commence, après la revanche d’InsurreXion pour le titre de France (à savoir Cormac Hamilton contre Jimmy Gavroche pour le titre de France de l’ICWA et celui de l’IPWF), Booster arrive pour faire son discours. C’est donc le promoteur de co-fondateur de l’ICWA, seul, qui vient annoncer au public qu’il fait “cela” pour Cormac Hamilton avant de dévoiler son projet. Un très beau diaporama dans le dos, ce dernier se met à énumérer les 7 structures dans lesquels le titre sera désormais reconnu, ICWA (logique), FRPW, IPWF, ABCA, TPW, Ouest Catch et pour finir en apothéose, l’APC.

Et là c’est déjà le début des problèmes, la première chose qui se fait entendre sont des chants “Merci Booster !” et un Booster seul devant le public. Bien qu’il soit compréhensible que tous les promoteurs ne soient pas sur le ring dû à leur participation au show, Jimmy Gavroche, Vince NT et Ragnar Rok, respectivement promoteur de la IPWF, TPW et FRPW, étant tous les trois présents en tant que catcheurs et Olivier Grignon en tant que commentateur, nous pouvons nous demander pourquoi être seul pour présenter ce projet. De plus, lors du pré-show, Booster avait levé le troisième doigt envers ceux qui parlent de “Booster-show”. Par exemple, Fabio Costantino et Régis Béreschel, respectivement promoteur de l’APC et de Ouest Catch n’ont pas été de la partie. Hors les deux ne figuraient pas sur le show et sont à la tête des promotions les plus influentes en France avec l’ICWA. Cela aurait pu être intéressant d’avoir les trois hommes les plus influents du catch en France, en costume pour présenter leur bébé. Bien que cela aurait pu être considéré comme réducteur pour les quatres autres structures, il faut bien admettre que ces dernières sont de plus petite taille et cela reste mieux qu’un seul homme, vêtu d’un débardeur “#JeCroisAuCatchFrancais” pour présenter un projet de cette ampleur qui finalement ne paraît pas si imposant de part sa présentation. Surtout quand ce dernier reçoit toutes les acclamations alors que c’est censé être une association de nombreuses personnes.

Mais bon, au final ce n’est pas très grave, après tout, une introduction un peu foireuse quand on prend du recul ça arrive à tout projet. Concentrons nous plutôt sur la mise en place de ce dernier. C’est avec un communiqué “officiel » que ce dernier est présenté dès le lendemain du show. Dans ce dernier nous apprenons principalement que chacune des septs structures acceptent d’organiser un match pour le titre par an et de n’avoir aucun contact avec quelque structure ou catcheur pouvant remettre en cause la crédibilité du titre. Après cela, c’est le temps mort pendant quelques temps.. Et là, retour en Juin, par un communiqué officiel, mais cela ne concerne nullement le titre, non, et loin de là. Ce communiqué dénonce le comportement déplacé d’un arbitre lors de shows ICWA et invite toutes les structures à ne pas le booker. Autant dire que le projet ne part pas bien.

Mais cela s’arrange légèrement pendant l’été qui suit. Durant le mois d’Août deux événements sont organisés autour du titre en dehors de l’unique défense lors de la tournée de l’ICWA. Le premier est un tournoi, organisé par Ouest Catch pour savoir qui sera le challenger de Cormac à Quédillac, soit lors du deuxième plus gros shows de la structure. C’est finalement “Monsieur” Antoine Bernard qui s’imposera à la fin de ce tournoi. Dans le Sud quelques semaines plus tard, c’est la FRPW qui décide d’organiser un match pour déterminer un challenger au titre entre Durançon et Ragnar Rok. Cependant personne n’en sortira challenger dû à des interventions extérieurs. Même si l’on peut souligner ces initiatives, cela reste clairement insuffisant. Seulement deux structures sur septs parlent du titre et ont un projet derrière et une seule défense est réellement programmée, celle de Ouest Catch. 3 mois, soit ¼ de l’année, une seule défense et deux structures qui parle du titre (sur sept), vous voyez le problème ? Surtout si l’on prend en compte le peu de show par an dans une structure, tandis que la TPW quand à elle organise un show avec Cormac Hamilton dessus mais sans match de titre.

De plus en plus de doutes se alors font ressentir concernant ce projet, que ce soit des fans mais aussi de certaines personnes plus ou moins impliquées dans le milieu. Cela est principalement dû à la communication absente autour de ce projet, et ce même de la ICWA. Ce qui est très dérangeant vu qu’elle est à la base de ce projet, surtout avec le caractère connu bien trempé de certaines personnes impliquées dans le projet. Et malgré la défense très correct du titre à Quédillac, cela ne pouvait arriver qu’à une fin, la mort du projet.

Le 18 Décembre, l’ICWA annonce par trois tweets et un statut facebook la fin du projet. Cette initiative sera ensuite suivie par l’ABCA mais les cinq autres structures ne communiqueront pas dessus. Cette situation représente tout le projet. Lorsqu’un problème se situe sur un show ICWA: communiqué de toutes les structures. Lorsqu’il y a l’annonce la plus importante concernant ce projet: le néant. Résultat d’un manque total de cohésion et de communication envers le public visé qui n’est pas le public local.

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Cocoricatch

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