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« Je suis une référence pour pas mal de jeunes, c’est une belle récompense », El Matador.

Il ne sera compliqué à aucun fan de catch français de citer les plus grands noms de ce milieu. Tristan Archer, Tom La Ruffa, Pauline, Peter Fischer et tant d’autres. Mais parmi ces têtes d’affiches, il y a également des catcheurs qui débutent ou alors des vétérans qui se font plus discrets.

Aujourd’hui Direct Wrestling veut faire parler un petit peu plus certains de ces catcheurs, aux débuts de carrière prometteurs ou encore au parcours bien rempli. Ils viennent des quatre coins de la France, ont déjà débuté leur parcours, ont déjà voyagé pour certains, ont déjà été titrés pour d’autres.

Ils sont la jeune génération du catch français, ils sont les catcheurs moins connus de la France entière, ils sont les vétérans des rings et ils sont venus parler d’eux un petit peu plus au près de la rédaction. Aujourd’hui c’est El Matador qui est venu se confier à nous et se livrer sur son parcours.

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A tous les fans qui ne te connaissent pas, pourrais-tu te présenter ?

El Matador : Je suis El Matador. Catcheur professionnel depuis 10 ans maintenant. J’ai une carrière solo, mais je suis un des spécialistes des matchs par équipes en France puisque j’ai eu des titres par équipe de la FPWO avec Phœnix (le catcheur formé à la ICWA), Aguila, Monkey G, et les titres par équipe de l’ACE avec le Green Wizard et Dick Rivière mon comparse de la Mafia Française.

Comment es-tu arrivé dans le monde du catch ?

El Matador : Il faut savoir que j’ai un gros passé sportif avant le catch. Ayant fait beaucoup d’arts martiaux et de rugby. Puis je suis parti apprendre la tauromachie à l’école taurine de Séville. Enfin je suis arrivé à Paris. C’est à ce moment-là que la FPWO et moi sommes rentrés en contact pour que je suive ma formation de catcheur.

J’avais un gros backgroud sportif avant de débuter le catch. J’avais donc une condition physique supérieure à celle des autres élèves. À cela tu rajoutes mes prédispositions et mes aptitudes techniques, ça m’a permis d’avoir mon premier combat professionnel un mois plus tard pour l’APC.

Quel a été ton parcours depuis tes débuts ? 

El Matador : Après ma formation débutée à la FPWO, j‘ai effectué des stages avec de grands catcheurs. Le premier d’entre eux a eu lieu en Irlande, au sein de l’école de Fergal Devitt, aujourd’hui connu sous le nom de Finn Balor, sous l’entraînement de Phil Boyd, Paul Tracey, et Shawn Maxer. J’ai aussi fait des stages avec Chris Masters, Chavo Guerrero, Billy Gunn, Bully Rey, Scotty 2 Hotty et Jordan Devlin. Bien sûr impossible d’oublier mes amis Nitro et Sangre Aztéca à qui je dois énormément. Puis récemment je suis revenu du CMLL, où j’ai eu pour maestros Virus, Arturo Beristain, et Ultimo Guerrero.

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J’ai donc eu une formation très complète et éclectique. Niveau fédérations j’ai bossé pour pas mal de monde en France. Bien sur la FPWO, l’APC, l’AYA, 1PACT, la ICWA, la Lucha Grande, la Lucha Libre, Bélisarios, l’ACE. À l’étranger, j’ai travaillé pour la Xperience Wrestling, la MEA, la BCWF, et la CTW. Je ne peux bien évidemment oublier les promoteurs mexicains qui m’ont aussi fait confiance. Un grand merci donc à Rey Bucanero, Ocoyoacac , et la ProLLM.

Comment t’es-tu trouvé ton personnage ?

El Matador : Mon personnage n’est rien d’autre qu’un hommage à mon ancien sport. C’est un personnage qui marque et fait réagir. Surtout actuellement avec la mode Vegan.

Quelle a été ta plus belle expérience ?

El Matador : J’en ai deux. Par ordre chronologique, la première est mon stage au sein de l’école de Fergal Devitt. La seconde est bien sûr mon voyage au Mexique pour m’entrainer 1 mois au sein du CMLL. Lors de ces deux expériences j’ai tellement appris. Et rencontré des gens formidables avec des parcours hors normes.

Qu’est-ce que ça t’a fait vivre d’aller catcher à l’étranger ? 

El Matador : Comme je le dis souvent, je ne suis pas prophète dans ma paroisse. Alors aller conquérir de nouveaux publics, de nouveaux fans, là est le challenge. Si tu débarques dans un show avec des catcheurs stars d’une promotion et que tu leur voles la vedette, c’est que tu as bien travaillé. C’est ce qui me motive.

Tu vois, quand pour ton deuxième show au Mexique tu travailles pour Rey Bucanero, en Main Event, face au Champion Poids Lourd du CMLL en la personne de Marco Corléone, et que le promoteur te dit à la fin du show « Super combat. Je veux te rebooker la semaine prochaine dans mon prochain show. », c’est la plus belle récompense que j’ai eue jusqu’à aujourd’hui.

Qu’est-ce que tu aimerais changer dans le catch français/francophone ?

El Matador : Sans hésiter la mentalité de certains promoteurs. Certains d’entre eux bookent soit leurs potes, soit des mecs mauvais pour faire des économies. Il y a aussi ceux qui se bookent pour se mettre en avant. Tout cela aux dépens de la qualité des shows.

Il y a aussi ceux qui pour économiser quelques euros, vont booker des rookies, qui ne sont prêts ni physiquement, ni techniquement, sans avoir de tenue non plus, ni gimmick d’ailleurs. En fait beaucoup de promoteurs veulent être les stars à la place du produit qu’ils proposent.

Après ce temps passé dans le milieu, quelles sont les choses que tu as réalisées et que tu n’avais en tête avant ? 

El Matador : Je n’aurais jamais cru autant voyager grâce au catch. Et rencontrer autant de monde. Aujourd’hui je suis considéré comme un ancien, car ma longévité dans le milieu du catch français est assez exceptionnelle. Je suis donc une référence pour pas mal de jeunes. C’est une belle récompense.

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Source : APC.

Quels seraient les conseils que tu donnerais à un jeune qui voudrait se lancer dans le catch ?

El Matador : Tout d’abord de choisir une bonne école. La FPWO à Paris en est une. Ensuite de rester humble car on ne cesse d’apprendre dans ce business. « Ne te prends pas pour un mec doué dès le premier compliment, ni pour une star dès que tu as quelques matchs. » Voyager pour apprendre, travailler sa condition physique, s’entraîner. J’ai entendu beaucoup de bons entraîneurs dire « Pay your dues ». Je leur donne entièrement raison.

Où est-ce qu’on va pouvoir te retrouver prochainement ?

El Matador : Pour ce qui est des dates françaises, je suis toujours disponible pour l’ACE et l’APC. Mais bien sûr je suis disponible pour toute promotion. Des choses s’annoncent aussi pour l’étranger, mais j’attends le feu vert du promoteur pour l’annoncer.

Un dernier mot ?

El Matador : Merci à Direct Wrestling pour cette tribune, et il faut se déplacer sur les shows en France. Le talent est là.

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