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« Il nous faut un investisseur financier, mais un bon qui aime ce métier « , A-Buck se dévoile.

Il ne sera compliqué à aucun fan de catch français de citer les plus grands noms de ce milieu. Tristan Archer, Tom La Ruffa, Pauline, Peter Fischer et tant d’autres. Mais tous autant qu’ils y sont, ces catcheurs ont bel et bien été débutants puis jeunes catcheurs devant trouver sa place.

Aujourd’hui Direct Wrestling veut faire parler un petit peu plus certains de ces jeunes catcheurs, au début de carrière prometteurs mais pas encore têtes d’affiches des plus grands shows. Ils viennent des quatre coins de la France, ont déjà débuté leur parcours, ont déjà voyagé pour certains, ont déjà été titrés pour d’autres.

Ils sont la jeune jeune génération du catch français et ils sont venus parler d’eux un petit peu plus au près de la rédaction. Aujourd’hui c’est le Géant Congolais A-Buck qui est venu se confier à nous et se livrer sur son parcours.

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Bonjour Buck. A tous les fans qui ne te connaissent pas, pourrais ­tu te présenter ?

A-Buck : Déjà avant toute chose, merci de cette invitation, ça fait plaisir de faire cet interview chez vous. Je me présente, mon nom est A-Buck. Je suis dans le milieu depuis Octobre 2010 et j’ai débuté le catch à l’APC. J’ai remporté le tournoi de la Guerre des Gangs [NDLR : Un show de l’APC], j’ai remporté le Championnat Poids-Lourds de l’APC, mais je suis aussi vainqueur du Tournoi des Poids-Lourds 2018, ainsi qu’actuellement Champion d’Europe par Equipe à la ICWA, avec mon compatriote Christianium le Surréaliste !

Comment es ­tu arrivé dans le monde du catch ?

L’image contient peut-être : 6 personnesA-Buck : L’amour de ce sport a débuté en Juillet 2007 en regardant du catch, que je préfère appeler lutte professionnelle. Je connaissais déjà ce sport, mais à ce moment là j’avais la chaîne NT 1, donc avec ma famille on s’est mis à regarder ensemble les shows qui étaient diffusés. Le réel kiff est venu en voyant des lutteurs tels que John Cena, Bobby Lashley, Jeff Hardy, Batista et plein d’autres. Celui qui m’a le plus marqué, c’est réellement Bobby Lashley. C’est ce gars là qui m’a donné l’envie d’être lutteur. C’est donc naturellement qu’en Novembre 2007, j’ai dit à ma famille puis à mes amis que je voulais pratiquer ce sport. On m’a pris pour un fou mais quand je veux quelque chose, je vais au bout pour le faire. J’ai attendu au moins 3 ans, j’ai fait deux ans de basket mais dans ma tête il n’ y avait que la lutte professionnelle qui clignotait. C’est en Octobre 2010 que j’ai décidé de me lancer.

Quel a été ton parcours depuis tes débuts (école de catch, fédération…) ?

A-Buck : Alors j’ai fait mes premiers entraînements à l’APC en 2010 et j’ai pu faire mes premiers matchs dans des petits shows en plein air en Juin 2011 et en Avril 2012. C’est également en Avril 2012 que j’ai fait mes débuts au Studio Jenny avec un premier match remporté. Avec le temps, j’ai pu participer à des séminaires de certains lutteurs tels que Bully Ray, Harry Smith, Chris Hero, Kenzo Richards, Ze Santos, Nitro Tuareg, DJ Z, Pete Dunne, Ophidian The Cobra, CCK (Brookes & Lukas) ou encore Bram. J’ai aussi lutté dans différents pays tels que les Pays Bas, l’Angleterre, la Belgique, le Portugal, l’Espagne et l’Italie, ce qui m’a permis de me faire un nom en Europe et de prendre de l’expérience.

Comment t’es ­tu trouvé ton personnage ?

A-Buck : J’avais plusieurs idée dans la tête puis je me suis dit avec le temps que je devais représenter mes origines. On m’appelle le géant Congolais depuis mes débuts et bien d’autres sont venus depuis. Je me suis inspiré de R-Truth et de la danse du Krump qui est un vrai kiff. Concrètement, A-Buck veux dire : Amazing, Believers, Uplifited, Christ, Kingdom. J’ai ainsi pu faire une référence à Jésus Christ au sein de mon propre nom.

Quelle a été ta plus belle expérience ?

A-Buck : J’en ai eu beaucoup mais je dirai sans te mentir c’est mon match face à Bram lors du Tournoi des Poids-Lourds. C’était un sacré match que je ne pourrai pas oublier car ce n’était pas un affrontement contre le premier venu, mais bien face à un catcheur reconnu internationalement. Ca m’a demandé de l’endurance car avant de l’affronter j’avais eu différents matchs pendant la soirée.

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Il y a eu énormément d’intensité à ce moment là. Un autre très bon souvenir était mon match pour la ceinture APC contre Nitro Tuareg, Kenzo Richards, Trouble Maker & Chris Kang, qui fut un sacré match aussi. Le combat pour les ceintures par équipe de la ICWA était également un grand moment dans ma carrière, et ce tout comme mon match face à Ophidian & Red Eagle qui était un moment incroyable. Ce fut une très bonne expérience à l’étranger chez les Portugais, puisque je me suis même mis à danser au milieu du ring [Rires].

Toi qui as justement pu catcher à l’étranger, quelles sont les différences avec la France ?

A-Buck : La mentalité n’est pas la même, surtout au Pays Bas et en Angleterre. Ils veulent vraiment que les choses soit carrées, tout comme en France, mais c’est sûr des points différents. Par rapport aux vestiaires par exemple, on voit que certains doivent aller se donner à fond dans chacune de leurs performances in-ring. L’atmosphère à l’étranger est différente de chez nous, que ce soit au niveau matériel car ils ont beaucoup de moyens pour certaines structures ou bien concernant la qualité in-ring, qui est différente bien sûr.

Tu es surnommé « le pied de Jésus ». Pourquoi cela ?

A-Buck : Le Pied de Jésus est une dédicace faite pour Jésus Christ. Il n’y a aucun blasphème dans ce surnom car j’ai L’image contient peut-être : 1 personnevécu un grand changement dans ma vie le 25 Octobre 2015. Cette date là était un enterrement de ma vie de pêcheur, où l’ancien moi est mort comme nous le dit la Bible : Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi [Référence biblique : Galates 2:20].

C’est grâce à ma foi en Christ que j’en suis là aujourd’hui dans ma carrière. Avec le temps certains pensent que je fais le religieux dans ma gimmick ou sur les réseaux sociaux alors que non, j’aime la parole de Dieu et c’est ce qui me fortifie dans ma vie Chrétienne. La religion n’a complètement rien à voir avec ça. Je n’ai pas de religion et d’ailleurs jamais je n’accepterai de faire une gimmick de religieux, car Jésus Christ lui même n’a pas de religion. La foi me suffit déjà, c’est ce qui nous sauve, pas la religion.

Entre catcher en équipe et catcher seul, quelle est ta préférence ?

A-Buck : En vérité je n’ai pas vraiment de préférence. Solo ou tag team je ne me suis jamais posé la question réellement. Mais j’ai un bon parcours en équipe et en solo. Sans te mentir, j’aimerai monter l’équipe Afrikan Bomayé le plus loin possible avec Christianium. On est bien monté à l’APC puis aussi à l’ICWA. On espère faire pareil pour les pays étrangers tel que l’Angleterre, l’Allemagne, les Pays Bas etc. On compte vraiment avoir un impact dans les différents pays. On est actuellement la meilleure équipe en France et c’est ce qui est important.

J’imagine que tu as pu expérimenter les deux, alors entre avoir le rôle de Heel et Face, que préfères tu ?

A-Buck : A mes débuts je ne voulais pas du tout être Heel puis à un moment cela a changé. J’ai eu un pur kiffe en étant Heel et cela m’a bien permis d’évoluer sur mon personnage et de prendre de l’expérience. Et puis bon cela change en fonction des différents pays dans lesquels je vais. J’aime faire les deux même si j’ai une préférence pour le côté Face.

Tu a récemment gagné le Tournoi des Poids­-Lourds. Qu’est ce que ça représente pour toi ?

A-Buck : Cela représente beaucoup surtout car ce n’était pas si facile que ça. Du quart de finale, à la demi-finale puis à la finale et ce dans une même soirée, ça m’a demandé une intensité folle. En plus, le match final face à Bram était très compliqué. Je le remercie pour ce combat et par la grâce de Dieu, j’en suis sortie vainqueur. Cela fait que j’ai tout accompli à l’APC, tout comme Fabio & Harlem la Muerte Negra qui ont tout gagné à l’APC. Ça me fait plaisir de me dire que je fais le chemin qu’ils ont parcouru au sein de l’APC. Ça représente beaucoup pour moi car je n’oublie pas que c’est eux qui m’ont entraîné dans le passé.

Tu es Champion Tag­Team avec Christianium et tu as été Champion APC. Que préfères­ tu et pourquoi ?

A-Buck : Je te dirai être le champion APC car cela a été un impact énorme dans ma carrière et sur le chemin que j’ai parcouru. Personne ne s’attendait à me voir Champion. Beaucoup de monde m’a dit que c’était mérité et j’ai aussi pu voir beaucoup de haineux. Mais comment te dire qu’en ce moment je réfléchis à atteindre cette ceinture pour la deuxième fois, ce qui ferait de moi le premier homme à l’avoir détenu à deux reprises. Personne ne l’a fait et je veux être le premier à le faire. C’est bientôt l’heure d’écrire l’histoire !

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Qu’est ce que tu aimerais changer dans le catch français/francophone ?

A-Buck : La mentalité de la France pour ce sport qu’on devrait prendre plus aux sérieux. Mais aussi s’aider les uns les autres. En France il y a des talents de partout et je sais qu’on peut changer la donne avec de meilleurs moyens financiers. Ce serait encore énorme de voir la lutte professionnelle arriver à un meilleur stade en France, comme si tu matais la WWE. Alors oui c’est sûr je vais loin dans mes pensées, mais sans te mentir ce serait énorme. Puis ça permettrait à nous les lutteurs, de vivre de ce sport et d’en faire notre métier. En même temps il y a tellement de choses à régler sur la lutte professionnelle en France. Il nous faut un investisseur pour le faire, mais un bon qui aime ce métier et là oui, ce serait énorme de voir ce sport remplir de vraies salles partout.

Après ce temps passé dans le milieu, quelles sont les choses que tu as réalisé et que tu n’avais en tête avant ?

L’image contient peut-être : 2 personnesA-Buck : J’avais l’envie de lutter contre un lutteur qui est passé par la WWE/TNA et c’est aujourd’hui une mission accomplie. Mais je n’ai pas atteint tous mes objectifs, c’est clair. Sérieusement j’en ai beaucoup en tête et Dieu sait ce que je dois faire pour atteindre un accomplissement dans ma carrière. Je sais que j’ai un long chemin à parcourir pour accéder à mon but ultime qui est d’arriver au sommet de ce business. En 2017, je voulais me faire un nom en Europe et c’est chose faite. J’ai fais mes débuts en Angleterre et ça aussi c’est une mission accomplie. Pour 2018, j’ai envie de créer un réel impact et je sais qu’avec le temps et du travail, cela va se faire. Je sais que ça prendra du temps et qu’il faudra bosser dur pour ça. Mais je suis patient et tout ira bien, j’en suis sûr.

Quels seraient les conseils que tu donnerais à un jeune, comme tu l’étais il n’y a pas si longtemps, qui voudrait se lancer dans le catch ?

A-Buck : Mon conseil est simple : Donnes-toi les moyens de faire ce sport. Bosses ton physique, ton charisme, ton personnage, ait un mental d’acier et ce sera un bon début. Il ne faut pas commencer ce sport en disant c’est la même chose que le Football amateur, car il faut avoir un maximum de sérieux pour s’y investir. Pour finir, je dirai qu’il faut surtout s’engager, car on arrive pas dans une salle pour dire : « Hello je veux faire du CATCH ! ». C’est pas comme ça la vie, nous mettons nos corps en danger à chaque fois que l’on monte dans le ring. Pour ma part, je me dis à chaque combat qu’il se peut que ce soit le dernier que je ferai car à n’importe quel moment je peux avoir un accident.

Où est­-ce qu’on va pouvoir te retrouver prochainement ?

A-Buck : Alors prochainement vous pourrez me voir pour le show APC le 18 Février au Jenny avec Pete Dunne comme invité, mais aussi les 24 & 25 Février à la CACC avec mon compatriote, le 11 Mars a l’APC et le 17 Mars pour Ouest Catch. Je serais à la ICWA en Mai, en Juillet en Angleterre pour la BEW, et je suis en négociation avec la RCW en Espagne et la PWS aux Pays Bas.

Un dernier mot ?

A-Buck : Merci beaucoup à Direct Wrestling, ça fait plaisir de faire une interview avec vous pour débuter cette année 2018. Je compte marquer beaucoup de monde dans ce milieu, alors big up à toutes les personnes qui me soutiennent ! Ca me fait du bien de voir qu’il y a même des frères des USA qui me soutiennent dans ce boulot. Je remercie mon créateur, le seul est l’unique, celui à qui je fais une dédicace dans mes matchs : Jésus Christ. Merci à mon public, soyez au rendez-vous dans les shows où je serai présent ! 2018 sera fatal !