À la rencontre de

« Il nous faut moins de « catcheurs Quechua » et plus de shows », Seznec se confie.

Il ne sera compliqué à aucun fan de catch français de citer les plus grands noms de ce milieu. Tristan Archer, Tom La Ruffa, Shanna, Louis Napoléon, Peter Fischer et tant d’autres. Mais tous autant qu’ils y sont, ces catcheurs ont bel et bien été débutants puis jeunes catcheurs devant trouver sa place.

Aujourd’hui Direct Wrestling veut faire parler un petit peu plus certains de ces jeunes catcheurs, au début de carrière prometteurs mais pas encore têtes d’affiches des plus grands shows. Ils viennent des quatre coins de la France, ont déjà débuté leur parcours, ont déjà voyagé pour certains, ont déjà été titrés pour d’autres.

Ils sont la jeune jeune génération du catch français et ils sont venus parler d’eux un petit peu plus au près de la rédaction. Aujourd’hui c’est le catcheur Breton, Seznec, qui est venu se confier à nous.

Direct Wrestling : A tous les fans qui ne te connaissent pas, pourrais-tu te présenter ? 

Seznec : Je me présente donc, Antoine Bernard plus connu sous le nom de Seznec , j’ai 23 ans, je suis originaire de Brest et je suis catcheur professionnel depuis 2013.

Direct Wrestling : Comment es-tu arrivé dans le monde du catch ?

Seznec : Alors comme pas mal de monde, je regardais le catch à la télé, c’est un ami quand j’étais au collège qui m’a montré ça et je suis tout de suite devenu accro ! J’en regardais tout les jours et un jour j’ai décidé de passer de spectateur à acteur.

L’image contient peut-être : 1 personne, chaussures et intérieurDirect Wrestling : Quel a été ton parcours depuis tes débuts ?

Seznec : Alors j’ai commencé le Catch en 2010 à la Big Breizh Wrestling (ancêtre de la NWC ) à Brest, j’ai fais mon premier combat devant un public au bout d’un an et demi ( ce qui est long comparé à certaines fédérations qui donnent à leurs nouveaux élèves une chance aux bout de quelques mois…). J’ai fais mon premier show professionnel en 2013 pour le compte de la Ouest Catch, j’avais une entorse à la cheville droite survenue 3semaines avant le show mais j’ai quand même lutté et j’ai gagné pour mes débuts en professionnel. J’ai travaillé plusieurs fois pour la Ouest Catch par la suite, je suis passé également par la Wrestling Star, la CACC, dernièrement j’étais avec certains de la NWC au show Unity de la FRPW. J’ai été une fois champion de la NWC mais ça ne sera sûrement pas la seule fois.

Direct Wrestling : Comment t’es-tu trouvé ton personnage ?

Seznec : Alors j’ai commencé le catch avec un nom anglophone (Kriss Andersen) et pour un catcheur français voilà quoi… C’était la solution de facilité, puis j’ai cherché un nom breton pour rappeler mes origines, j’ai trouvé Seznec et ce sans connaître l’affaire du même nom, qui est d’ailleurs ré-ouverte et avec laquelle je n’ai plus envie d’être associé.  Je vais sûrement utiliser mon vrai nom, si Seznec est reconnu comme étant un meurtrier voilà quoi… Je n’ai pas vraiment envie d’être associé même si ce n’est qu’un surnom. Après comme on dit la meilleure Gimmick c’est être soit même mais avec le volume sur 10 et c’est ce que je compte faire cette année.

Direct Wrestling : Quelle a été ta plus belle expérience ?

Seznec : Je pense que ma plus belle expérience a été de lutter devant 1500 personnes à Château-Gontier pour la Wrestling Star. C’est juste impressionnant et en même temps satisfaisant.

Direct Wrestling : Si aujourd’hui tu pouvais catcher dans d’autres pays, ce seraient lesquels et pourquoi ?

Seznec : Partout ! En particulier l’Allemagne ou l’Angleterre car je trouve que le meilleur du catch européen se trouve là bas. Après pour l’instant j’ai surtout envie de L’image contient peut-être : 1 personnelutter en France et prendre plus d’expérience avant de tenter à l’étranger.

Direct Wrestling : Si tu pouvais changer une chose dans le catch français, ce serait quoi ?

Seznec : Que le business se relance tout simplement… Moins de Drama sur les réseaux sociaux, plus de shows, plus de public qui se déplace, moins de « catcheurs Quechua » comme dirait Tristan. Que le catch en France se professionnalise comme en Allemagne, Angleterre ect..

Direct Wrestling : Après ce temps passé dans le milieu du catch français et francophone, quelles sont les choses que tu as réalisé, que tu n’imaginais pas avant, qui t’ont plu ou déplu ?

Seznec : Je n’imaginais pas une seconde en 2010 partager le ring avec quelqu’un qui est passé par la WWE.. J’ai fais de superbes rencontres, être sur la route, rencontrer les fans, échanger avec eux, c’est une superbe aventure humaine ! Après oui il y a des choses qui m’ont déplu dans le catch surtout sur les réseaux sociaux mais il faut pas s’attarder sur ça.

Direct Wrestling : Quels seraient les conseils que tu donnerais à un jeune, comme tu l’étais il n’y a pas si longtemps, qui voudrait se lancer dans le catch ?

L’image contient peut-être : 1 personne, intérieurSeznec : Alors déjà de trouver une école sérieuse avec de bons entraîneurs qui ont de l’expérience, s’entraîner physiquement car c’est quelque chose que pas mal de monde néglige.. quand on va voir un show de catch on voir des physiques que l’on croise pas dans la rue tout les jours.. Mais surtout ne pas brûler les étapes, ne penser pas à votre personnage alors que vous savez pas déjà chuter correctement etc.

Direct Wrestling : Où est-ce qu’on va pouvoir te retrouver prochainement ?

Seznec : Alors vous pouvez me voir surement à la NWC début mars j’ai des comptes à régler.., puis du côté de Ouest Catch le 17 mars, je serais face à Louis Napoléon et un autre adversaire pour le titre Delta. La plus grosse opportunité de ma carrière sans aucun doute. Et qui sait peut être dans d’autres fédérations.

Direct Wrestling : As-tu un mot pour les lecteurs et lectrices de Direct Wrestling ?

Seznec : Continuez à suivre le catch français, déplacez vous si vous le pouvez, c’est vous qui êtes l’âme du catch en France ! On compte sur vous pour faire de 2018 une grande année pour le catch français !