À la rencontre de

« Ils pensent être quelqu’un et passent pour des guignols », Montero’Salem se livrent.

Il ne sera compliqué à aucun fan de catch français de citer les plus grands noms de ce milieu. Tristan Archer, Tom La Ruffa, Shanna, Louis Napoléon, Peter Fischer et tant d’autres. Mais tous autant qu’ils y sont, ces catcheurs ont bel et bien été débutants puis jeunes catcheurs devant trouver sa place.

Aujourd’hui Direct Wrestling veut faire parler un petit peu plus certains de ces jeunes catcheurs, au début de carrière prometteurs mais pas encore têtes d’affiches des plus grands shows. Ils viennent des quatre coins de la France, ont déjà débuté leur parcours, ont déjà voyagé pour certains, ont déjà été titrés pour d’autres.

Ils sont la jeune jeune génération du catch français et ils sont venus parler d’eux un petit peu plus au près de la rédaction.

Aujourd’hui ce sont les co-équipiers Rick Salem et Thiago Montero qui sont venus se confier à nous et se livrer sur leurs parcours.

Direct Wrestling : A tous les fans qui ne vous connaissent pas, pourriez-vous présenter ?

RICK SALEM : Étonnant que certains fans ne nous connaissent pas encore ! Il doit surement s’agir des mauvais élèves qui dorment au fond de la classe ou de ceux qui ne connaissent pas encore leurs classiques. Mais puisque la question nous est posée on peut en profiter pour faire un petit cours de rattrapage. On accorde le bénéfice du doute pour cette fois. Je m’appelle Rick Salem, le visionnaire. Mon partenaire s’appelle Thiago Montero aussi appelé « The Next ». A nous deux nous formons une team « Made in APC » du nom de Montero’Salem.

Direct Wrestling : Comment êtes-vous arrivés dans le monde du catch ?

RICK SALEM : Rien n’a été laissé au hasard. Mes dons de devin m’ont clairement dévoilé un avenir dans le catch. En effet, plus je lisais mon avenir plus j’ai eu des images et des flash de cette discipline. Il fallait d’une manière ou d’une autre que je me fasse un vrai avis sur la discipline. Comme tout le monde j’ai commencé en étant fan de catch mais cela ne me dis rien sur la pratique, tant que je ne l’ai pas vécu ce n’est pas possible de se faire un avis. Toujours grâce à mes talents de visionnaire, j’ai trouvé une initiation au catch à la Japan Expo de 2012. Très honnêtement je ne me souviens pas de la fédération qui organisait ça mais au moins cela m’a permis de me faire une première idée. 2 ans plus tard, je me suis inscrit à mon premier vrai cours de catch, c’était celui de l’APC. Je n’ai jamais lâché ce sport et aujourd’hui j’en suis là.

THIAGO MONTERO : Quant à moi, comme pour la plupart des personnes j’étais bien sûr fan de catch lorsque j’étais plus jeune, mais l’idée d’en faire ne m’étais jamais venu à l’esprit. Je m’étais déjà dit que je voulais être l’un de ces gars à la télévision mais avec plus de classe et prestance, parce que c’était cool et je voulais être encore plus cool que ces gars là , mais l’idée de m’inscrire dans une école ne m’avais jamais traversé l’esprit. Disons que j’étais plus dans ce qui est football qu’autre chose lorsque j’étais plus jeune, puis un jour j’ai arrêté et c’est là qu’une grosse envie de faire du catch m’est venue. C’était peut-être mon destin. Puis depuis j’ai bossé sans relâche pour devenir celui que je suis aujourd’hui “ The Next ”.

Direct Wrestling : Et comment avez-vous découvert ce monde ?

THIAGO MONTERO : C’était aux alentours de 2006/2007 au tout début c’était grâce à un jeu vidéo sur la PS2L’image contient peut-être : une personne ou plus mais malgré le fait que j’avais bien accroché avec le jeu , je ne m’étais pas dit qu’il y aurait peut-être ça à la télévision. Non c’est quelques mois après que je suis tombé sur le catch à la télé. J’avais même eu la chance de tomber sur un PPV et d’un gros match entre John Cena face à Edge pour le championnat de la WWE, pas besoin de vous dire que je n’ai pas aimé la victoire de Cena. (haha) C’est après ce match que chaque semaine je cherchais la chaîne qui en diffusait pour y passer quelques heures devant. Puis les choses ont changé et aujourd’hui c’est les gens qui cherchent des trucs sur moi. On peut donc dire tranquilo !

RICK SALEM : Pour ma part, comme la grande majorité des fans actuels. En 2009, lorsque le catch est soudainement devenu un phénomène de mode. Je me souviens que la toute première fois que j’ai été lié au catch c’était devant NT1 à 20h50. La toute première scène de catch que j’ai vue était Chris Jericho en costume avec le World Heavyweight Title qui se prend un énorme Batista Bomb au centre du ring. J’ai tellement été skotché par cette scène que je n’ai plus réussi à lâcher. Je me suis mis à passer des heures devant le catch américain, j’avais tous les jeux vidéo de la WWE, je collectionnais les cartes, les T-Shirt, les magazines, je me rendais à Bercy pour voir des combat en live etc. Mais durant cette période de « fan », le fait de pratiquer le catch ne m’a pas du tout effleuré l’esprit.

Direct Wrestling : Quel a été votre parcours depuis vos débuts ?

RICK SALEM : Comme dis plus tôt, j’ai fait une initiation à la Japan Expo en 2012. Deux ans plus tard j’ai intégré l’école de l’APC. Tout comme mon partenaire, je suis toujours resté dans cette fédération. Pour ma part j’ai fait mon premier match à l’APC au bout de 8 mois d’entrainement. C’était une Bataille Royal à 10 dans laquelle je me suis fait éliminer au bout de 30 secondes. Un grand moment… Tout en continuant de grandir à l’APC, j’ai très vite été appelé à l’ACE. Il s’agit d’une fédération partenaire qui m’a aidé à me faire une expérience face à un public diffèrent, merci à eux. J’ai également eux l’occasion de catcher à l’ABCA et à la CACC, deux structures très intéressantes qui elles aussi m’ont permis d’apprendre face à un public encore diffèrent. J’ai également assisté à de nombreux stages, mon premier était celui de Chris Master à l’APC ensuite les stages se sont suivis. Stage de Lucha Libre avec Nitro Tuareg, stage porté sur les bases avec Hugo Perez et Pauline Laout, stage à risque avec DJZ, stage de Gimmick avec Tom la Ruffa et stage de psychologie avec Bram. Enfin je ne peux pas parler de mon parcours sans parler de mes trois matches hors des territoires français. J’ai eu l’immense honneur de me battre 2 fois à la DPW, une fédération hollandaise et 1 fois à la BEW, une fédération anglaise. Ces trois événements ont été des étapes clé de ma carrière.

THIAGO MONTERO : J’ai commencé à m’entraîner quelques mois avant l’arrivée de Rick à l’APC donc on quelques sorte on a eu plus au moins le droit à la même formation. Par la suite j’ai fait mes débuts dans une bataille royale , lors d’un show nommé Luchanniversary de l’APC, la même bataille royale dans laquelle Rick était. Quelques mois après l’ACE a fait appel à moi pour que je vienne lutter pour eux et je tiens franchement à les remercier puisque cela m’a aidé à évoluer, c’est aussi là-bas que Montero’Salem c’est créé. Puis j’ai aussi catché pour la FFCP, CACC, la DPW au Pays-Bas ou encore la BEW en Angleterre. Toutes des promotions avec les styles différents, des publics ou encore des organisations différentes, alors tu as deux choix, soit tu t’adaptes soit on t’efface. C’est grâce à toutes ces différences et encore plus que j’ai pu grandir. Puis je peux aussi rajouter que par là où je suis passé on se rappelle toujours de moi. J’en garde des très beaux souvenirs, j’ai aussi pu participé au dernier Paris Manga ou j’ai pu faire face à Tristan Archer où une fois de plus j’ai prouvé qu’il fallait miser sur moi. Puis bientôt le 10 Février prochain je ferais mes débuts à la CTW chez moi au Portugal ! Pas besoin de vous dire à quel point j’en suis fier et pas besoin de vous dire que ce n’est le début d’un long parcours.

Direct Wrestling : Quelle a été votre plus belle expérience ?

L’image contient peut-être : 1 personne, intérieurRICK SALEM : J’en ai tellement… C’est une torture de me demander de choisir. Je suis désolé Direct Wrestling mais je vais devoir en donner deux. La première expérience est sans hésiter celle de la Dutch Pro Wrestling en Hollande. J’ai été surpris de voir à quel point le catch était développé là-bas : Arbitre entrainé, équipe technique bien rodé, du bon matériel, shooting avant chaque show et je passe de nombreux détails. J’ai été très bien accueilli même si je ne comprenais pas un mot de ce qu’ils disaient. Le public lui aussi était au rendez-vous et il m’arrive encore aujourd’hui de recevoir des messages de fans de la DPW qui demandent de mes nouvelles. Cette expérience est l’une des plus belles de ma petite carrière mais aussi de ma vie.

La deuxième expérience est arrivée à l’APC, il s’agissait du dernier show de 2017. La team Montero’Salem s’est retrouvé face à La Solution. Très belle expérience car même si nous avons été mis en très grande difficulté, nous avons eu la chance d’affronter une des équipes les plus prestigieuse de France. Lucas Di Léo, l’Ex WWE et Cormac Hamilton, un Britannique redoutable. J’ai également été surpris qu’on arrive à leur tenir tête aussi longtemps, cela montre notre évolution.

THIAGO MONTERO : Hummm… Pour moi j’hésite entre la DPW au Pays-Bas et le dernier show de l’APC le Tournois des Poids lourd face à Christianium et Aigle Blanc. A la DPW j’étais vraiment surpris de leur professionnalisme, tout était parfait, il n’y avait rien à jeter. Tout comme Rick l’a dit c’est très complet comme promotion ils ont tout ce qu’il faut et surtout ils savent ce qu’ils font. Mais malgré tout je pense que je dirais mon Match à trois lors du tournoi des poids lourds. L’affiche était belle, le public était en feu et on a proposé au public ce qu’ils voulaient voir. Certes je ne suis pas sorti gagnant de ce match , mais j’ai surpris tout le monde et j’ai une nouvelle fois montré que j’ai ce qu’il faut et pourquoi je suis “ The Next “ .

Direct Wrestling : Vous avez donc catché en Hollande et en Angleterre. Quelles sont les différences majeures avec la France ?

RICK SALELM : Pour le cas de la Hollande je pense que c’est vraiment le sérieux. En Hollande, du moins à la DPW, on ne plaisante pas les jours de show. Tous est millimétré, tous doit être parfait, aucun faux pas ne sera toléré. Les hollandais partent du principe que les gens payent pour venir nous voir et qu’il n’y doit pas y avoir de manque de professionnalisme. Les tenues doivent être parfaites, l’image des catcheurs également etc. Chaque point est important et aucun ne doit être négligé. Attention, on ne dit pas que la France néglige certaines choses mais les règles y sont clairement moins strictes même si on y prête attention.

Enfin en Angleterre nous nous attendions à avoir le même état d’esprit qu’en Hollande, ce n’étais pas le cas. Nous avons catché à la BEW dans un show de charité avec beaucoup d’enfant. Cela a peut-être joué aussi mais nous avons remarqué que très peu de membre de la BEW se sont pris la tête. Nous étions vraiment dans une ambiance festive et coloré. Tout le monde s’amusait. Les catcheurs étaient là pour passer un bon moment et pas vraiment pour faire le spectacle. Avec Thiago on a vraiment été surpris car nous sommes arrivé à Londres dans l’optique de donner le meilleur de nous-même, c’est ce qu’on a fait d’ailleurs.

Direct Wrestling : Que ce soit le style, les fans, l’organisation, la culture etc., si aujourd’hui vous pouviez catcher dans d’autres pays, ce seraient lesquels et pourquoi ?

RICK SALEM : L’Allemagne sans hésiter. Depuis petit, je suis fan de la culture allemande. C’est un pays dans lequel j’aimerai vivre. J’adore vraiment ce qui s’y fait en termes de catch, il y a des catcheurs Allemands que je trouve très talentueux que j’adorerai rencontrer. J’entends bien sur la team Reich und Schön qui serai un très bon défi pour la team Montero’Salem, Axel Dieter ou encore Da Mack. De toute façon ma boule de cristal m’a déjà montré ce qui allait ce passer… La WXW est la structure que je convoite le plus en Europe actuellement.

Enfin je dirai le Portugal, plusieurs de mes collègues de l’APC tels que Aigle Blanc, Hellmer Lo Guennec, A-Buck ou encore Delia, y sont allés. Selon leurs retours les choses se sont très bien passées et ils ont eu l’occasion de rencontrer de très bon compétiteur. Il faut absolument que je pose la question du Portugal à ma boule de cristal…

THIAGO MONTERO : Hummm… Très bonne question franchement j’hésite vraiment entre trois pays, L’Angleterre, le Japon et l’Allemagne. L’Angleterre parce qu’actuellement ils proposent sans doute le meilleur Catch possible de mon point de vue, en plus de ça il y a de plus en plus de promotions qui sortent du lot ou encore des noms. Actuellement je pense que si tu veux te faire un nom y’a pas mieux comme endroit. Le Japon juste parce que j’aime le style de Catch qu’ils proposent, je suis très fan, c’est pas pour autant que j’aime tout ce qu’ils proposent y a des choses qui m’attirent pas trop. Puis l’Allemagne parce que là aussi c’est un autre style et qu’ils sont remplis de bons talents face à qui je me verrais bien sur un ring faire en solo ou avec mon gars Rick Salem.

Direct Wrestling : Si aujourd’hui vous pouviez changer une chose dans le catch français, ce serait quoi ?

THIAGO MONTERO : Je pense que Rick Salem sera tout à fait d’accord avec moi. Tout simplement la mentalitéL’image contient peut-être : 1 personne, debout des gens, pas celles de l’extérieur mais celles de l’intérieur, puisqu’en réalité c’est en partie à cause de ces gens de l’intérieur de ce business que le Catch en France n’as pas une très belle image. Au lieu de s’entraider ils préfèrent se mettre des croche-pattes par jalousie ou autre. D’autres pensent être quelqu’un puis ils passent pour des guignols auprès des promotions étrangères ou fans, juste à cause de leur attitude. D’autres ils exposent leur vie privée (problèmes ou autre) sur Facebook sur leur compte pro alors qu’en réalité tu es censé vendre du rêve. Vous savez il y a plein d’exemples que je pourrais sortir mais il se pourrait qu’on y finisse pas. En gros, tout cela vient de la mentalité qu’ils ont et tant que cela ne change pas, les choses n’avanceront pas comme elles devraient.

Direct Wrestling : Entre catcher en équipe et catcher seul, quelle est votre préférence ?

RICK SALEM : Largement en équipe. On avance toujours mieux à deux. Et j’ai de nombreux exemples : avec Thiago on a trouvé le parfait moyen de combiner mes soumissions avec ses kick alors autant en profiter. Quand j’ai besoin de récupérer un peu, j’envoie Thiago au charbon… En réalité c’est plutôt l’inverse. Les gens sont plus en feu en voyant un double dive, qu’un dive unique. Thiago ne connaît pas nos adversaires ? Je les connais et inversement. Quand je suis seul sur le ring j’entends « où est Montero ? », quand Thiago est seul sur le ring il entend « Où est Salem ». On ne gagne pas de titre tag team seul. Lorsqu’on veut foutre la merde quelque part, l’un couvre les arrières de l’autre. Pendant que Montero distrait l’arbitre, j’attaque mon adversaire dans les cordes. La base !

THIAGO MONTERO : Tranquilo ! C’est tout à fait ça. Il est là pour moi et je suis là pour lui. Le but d’une team c’est de se compléter et je pense que c’est aussi pour cela qu’on se démarque de tous les autres parce qu’on se complète. Il est fort dans mes points faibles et je suis fort dans ses points faibles, alors unissons nos forces et à deux on sera inarrêtables !

Direct Wrestling : J’imagine que vous avez pu expérimenter les deux, alors entre avoir le rôle de Heel et Face, que préférez-vous ?

THIAGO MONTERO : Vous savez c’est bien d’être face, les gens sont là derrière toi et ils te soutiennent, c’est bien mais certains sont nés pour, ou préfèrent, être heel. Par exemple moi je suis bien mieux en heel, plus à l’aise et cela correspond plus à mon personnage , puis c’est cool lorsque le public t’insulte. En plus lorsque tu es heel l’interaction que tu as avec le public est différente. Donc oui je préfère largement être heel. Pareil pour Rick, c’est un bon face il dégage quelque chose mais il préfère largement être heel , parce que justement tu es plus « libre ».

Direct Wrestling : Après ce temps passé dans le milieu du catch français et francophone, quelles sont les choses que vous avez réalisé, que vous n’imaginiez pas avant, qui vous ont plu ou déplu ?

RICK SALEM : Montero et moi sommes d’accord là-dessus, ce que l’on a réalisé est la difficulté du catch. Tant qu’on n’a pas mis les pieds dedans on ne peut pas savoir mais avec Thiago nous nous somme vite rendus compte de la difficulté de cette discipline. Ma boule de cristal m’avait épargné les détails : La douleur de chacun des coups et prises encaissé, la fatigue de chaque entrainement, le stress de se battre devant un public exigeant etc. Sans oublier le rythme relativement compliqué à prendre. Par exemple, pour ma part je suis étudiant. Je dois switcher entre entrainement de catch, études, et salle de sport. Alors imaginez juste une semaine de partiels avec mes 2 entrainements de catch, mes 3 séances de catch et un show le dimanche. La fatigue devient nettement perceptible. Lorsque l’on rêve de devenir catcheur on ne s’imagine pas ce genre de chose, pourtant il faut y penser.

En revanche, une chose m’a énormément plu dans le catch et je ne peux pas y passer à côté. C’est le soutien autour de cette discipline. C’est incroyable mais Thiago Montero et moi-même recevons tous les jours des messages de soutien des fans. Nous recevons énormément de compliments de la part des autres catcheurs et acteurs de cette discipline tel que les commentateurs, les arbitres, le staff. Un grand merci à tous ceux qui nous soutienne, c’est grâce à cette force qui nous est transmise que l’on peut avancer.

Ce qui nous déplait le plus est l’importance du catch en France. Les français en ont pour la grande majorité rien à foutre. Aujourd’hui, il nous arrive de nous battre dans des salles avec 10 personnes maximum. Dans ces conditions le malaise est perceptible. Ils nous arrive aussi de catcher devant des public de 200 personnes mais relativement silencieux, ce qui est au final pire.

Direct Wrestling : Quels seraient les conseils que vous donneriez à un jeune, comme vous l’étiez il n’y a pas si longtemps, qui voudrait se lancer dans le catch ?

RICK SALEM : Je n’ai pas de formule magique ou de solution miracle. Je vais juste t’expliquer ce qui a fonctionné pour moi. J’ai eu l’envie de devenir catcheur il y a 6 ans, pourtant je n’ai que 4 ans de catch. Tous simplement parce que j’ai attendu 2 ans avant de trouver une école. Qu’est-ce que j’ai fait durant ces deux années ? Deux activités bénéfiques pour le catch : de la muscu et du théâtre.

L’image contient peut-être : 1 personneJ’étais au lycée en seconde et chaque matin au lieu de me lever à 7h je me levais à 6h, je faisais des pompes et des abdos. Alors oui ce n’est pas grand-chose et ce n’est pas comme ça que tu auras un physique hors du commun mais cela m’a permi d’avoir une base en arrivant au catch. Tu vas devoir absorber énormément de chutes quand tu vas commencer et tu corps va subir de réel chocs alors il faut absolument que tu le conditionnes.

Lorsque je sortais des cours à 17h, j’allais toute suite rejoindre ma troupe de théâtre. Pourquoi du théâtre ? En show tu vas affronter un public sans pitié qui aura qu’une seule envie c’est de te descendre. Tu crois vraiment que tu pourras tenir le coup sans un minimum d’expérience. Au théâtre, on va te forcer à te ridiculiser devant des publics de 60, 80 voire 150 personnes cela va te forger.

Surtout n’écoute pas ceux qui te dirons : « Moi je n’ai pas eu besoin de ça. » C’est peut-être le cas mais au moins tu auras toujours ça de plus que les autres.

Dernière chose, une fois que tu auras commencé le catch réserve toi 8 mois d’entrainement pur dans une bonne école et jusqu’à ce jour, refuse tous les bookings qui te serons proposé, tu n’es pas encore prêt !

Direct Wrestling : Où est-ce qu’on va pouvoir vous retrouver prochainement ?

RICK SALEM : Déjà dans mon temple de voyance, le studio Jenny de l’APC. J’ai encore deux trois trucs à régler du côté de l’ACE alors je vais m’y rendre. Ma boule de cristal me montre certain plan en France notamment du côté de la CACC et d’autres fédérations française, à suivre… Malheureusement ma boule de cristal ne me dis rien de spécial concernant la DPW et la BEW par contre… Elle me dit qu’en 2018 de vais rester un long moment dans un pays européen proche de la France… C’est encore trouble.

THIAGO MONTERO : Aux prochains Shows APC bien sûr. J’ai aussi l’intention d’aller faire un tour à Paris Manga histoire de leur vendre du rêve. Dans le Nord pour la CACC, à la CTW pour le Portugal. Et peut-être que bientôt dans d’autres pays voisins qui sait. Suivez-moi sur mes réseaux sociaux et vous le saurez.

Facebook – Thiago Montero / Instagram – nexthiago / Twitter – nextlvlthiago

Direct Wrestling : Avez-vous un mot pour les lecteurs et lectrices de Direct Wrestling ?

RICK SALEM : Je vois l’avenir !

THIAGO MONTERO : Restez tranquilo et soyez cool !

Direct Wrestling : Merci et bonne continuation à vous.