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[INTERVIEW] Kermarek, manager montant du catch français, est de passage à la Rédac’ !

Ce samedi aura lieu Revolution 9 et le match qui s’annonce comme le main-event est Cormac Hamilton face à Christianium le Surréaliste pour le titre de champion de France, actuellement détenu par Cormac. Mais ce dernier ne sera pas seul. En effet depuis maintenant quelques temps, il est accompagné de Kermarek, son manager.

Avec son style particulier et son attitude, Kermarek arrive à se démarquer des autres managers du catch français en s’inscrivant comme l’homme à qui il faut s’associer ! Pour l’occasion, Kermarek a accepté de nous confier une interview exclusive afin de nous dévoiler ses ressentis pour le match de son client ce soir.

>DW: Peu de personnes choisissent de faire carrière dans le catch en tant que Manager. D’où t’es venue cette envie ?

À la base, comme la plupart d’entre nous, je me suis inscirt à l’INFC pour devenir catcheur. Après deux ans de formation, je me suis bien rendu compte que mon niveau in-ring était inférieur à celui de certains de mes camarades, dont Cormac, notamment tout l’aspect d’improvisation…

Je ne me suis pas autant investi que lui dans les entraînements, et c’est normal que nous en soyons chacun à ce stade. J’avais pourtant envie d’avoir enfin une expérience sur les shows, et j’ai finalement proposé à Booster de commencer en tant que manager. L’idée lui a tout de suite plu.

>DW: Toi qui es Manager, comment décrirais-tu ce rôle ?

C’est un peu un rôle “bâtard”, pour plusieurs raisons. Je pense (je me trompe peut-être) qu’il y a peu de managers réguliers sur les shows français (et belges puisqu’on n’est pas loin). De même, je pense que les rôles de managers sont plus souvent occupés le temps d’un show par des catcheurs (le partenaire d’équipe par exemple) ; ou des catcheuses qui ne trouvent pas forcément de booking en tant que telles (faute d’adversaires et/ou de talent…) ; ou des gens intéressés par le catch mais qui n’ont aucune expérience sur le ring. Résultat : le manager est souvent vu comme un personnage supplémentaire un peu inutile, à juste titre dans ces cas là.
J’espère sortir du lot : j’ai choisi ma place, je commence à être régulier et j’ai été formé au catch pendant 3 ans à l’INFC. Je pense que ma présence apporte un
véritable plus aux matches auxquels je participe. Je suis là pour faire réagir la foule, pour la faire détester encore plus le heel, et adorer encore plus le face,
et c’est souvent ce qui se produit. Reste maintenant à gagner la confiance d’autres promoteurs…

>DW: Tu es depuis un certain temps aux côtés de Cormac Hamilton, qu’es-ce qui t’as poussé à le rejoindre ?

Cormac et moi avons commencé ensemble, et on s’est souvent entraîné tous les deux. Quand j’ai proposé à Booster de devenir manager, il m’a naturellement associé à Cormac, on avait un bon feeling et il commençait à être régulier sur les shows. On travaille très bien ensemble, on est sur la même longueur d’ondes.

>DW: Mise à part une victoire de Cormac, qu’attends-tu de son match face à Christianium ?

J’attends un grand match, entre deux très bons techniciens. Ce sera sans doute l’un des meilleurs affrontements de la soirée, et peut-être même de l’année !

>DW: Qu’est-ce qui te plais le plus dans ton personnage de Kermarek ?

Le contact avec le public. Quand je suis derrière le rideau, que la musique se lance, j’ai le coeur qui palpite. Et une fois le rideau passé, la soupape de décompression agit et tout retombe d’un coup : je suis dans la peau de Kermarek, méprisant le public, louant mon poulain. Les gens me huent, me crachent dessus, me jettent des trucs…
C’est que le boulot est fait, et que ma place est légitime ! J’ai souvent des gens qui viennent me voir en fin de show, et qui me font de très bons retours. S’ils me lisent, ils se renconnaîtront sûrement, les Kermarek Guys, et je les remercie énormément !