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Focus sur le Retour des Titans: Bilan – Local ne rime pas avec service minimal

Le week-end du 3 février, la majorité des yeux étaient rivés sur Paris Manga et son Catch Corner, ayant était entre autre le théâtre d’un affrontement dantesque entre deux des plus grands noms en France, Tristan Archer et Senza Volto, visionnable gratuitement sur Youtube. Ce n’était cependant pas le seul événement catchesque dans l’Hexagone: plus discrètement, l’IPWF organisait un show à simple prétention locale à Evreux (27). Cependant, cela n’a pas été excuse pour lésiner sur les moyens, la carte étant constituée de nombreux talents, français comme étrangers. Présents sur place, nous allons revenir points par points sur ce show, afin de constater les bons côtés de celui-ci… Comme les moins bons.

Une première partie de show très engageante

   La salle étant remplies de non-initiés, réussir à les plonger dans le show et à en faire pleinement partie n’est pas chose aisée. Pourtant, il n’a fallu que quelques minutes à Christianium le Surréaliste pour provoquer les acclamations du public face au fourbe Darkmundo, décrochant même très vite ce qui sera l’une des, si ce n’est la, plus grandes pops de la soirée, arrachant une victoire bien méritée.

   S’enchaîne un match éclair entre Michael Dante (pour ceux ne le connaissant pas, ce fut l’un des membres d’une des équipes européennes les plus dominantes, la Summerian Death Squad, au côté de Tommy End, plus connu aujourd’hui sous le nom de… Aleister Black, star montante de NXT) et UFO Joe, le premier n’ayant eu besoin que de 20 secondes pour blesser son adversaire et l’envoyer sur le carreau. Mais le spectacle ne devant jamais s’arrêter, Trouble Maker vient sauver la soirée et Joe, et prend sa place face à Dante. Ce courage ne le réussira malheureusement pas, subissant une écrasante défaite.

  Ce fut ensuite le tour des femmes dans un match à trois. 3 personnalités bien différentes se confrontaient : Pauline, la favorite de la foule, restait dans les règles, au contraire de Camille, bien moins respectueuse. Sara Elektra, quand à elle, se contenta d’être opportuniste, passant dans un coup ou dans l’autre selon où se trouvait l’avantage.Cet opportunisme sera payant, puisqu’elle réussira, face à un public estomaqué, à voler sur le fil la victoire qui semblait acquise à Pauline.

   Dernier match de cette première partie, mais non des moindre : venus d’Amérique du Sud, les fielleux Hugo Perez et Inca Warrior faisait face à Jimmy Gavroche, ainsi qu’à l’une des stars de la wXw (première fédération allemande,si ce n’est d’Europe continentale), Jurn Simmons ! Les favoris du public ressortent victorieux, suite à un match un peu plus technique que ce qui avait été servi jusque là. Si le public commençait à avoir un peu de mal à rester dedans à l’approche de la pause malgré les multiples tentatives de Gavroche pour les faire taper dans leurs mains, la fin du match leur aura permis d’aborder l’entracte sourire aux lèvres.

Une seconde partie en demi-teinte

   Le problème suite à une coupure, c’est qu’il faut engager le public de nouveau. C’est à La Pulga, jeune voltigeur, face au très agressif Johnny Evers, autre régulier de la wXw, qu’incombe cette lourde tâche. Malheureusement, le match sera très saccadé et les lutteurs ne sembleront pas réussir à trouver leur rythme, Johnny Evers remportant la victoire face à une salle quasi indifférente.

   Après cela, place au Main Event ! Un 3 contre 3, au meilleurs des 2 tombés. C’est à ce moment qu’aura lieu le plus gros cafouillage du show : la musique se lance, mais aucun lutteur. Après une attente qui paru assez longue, l’équipe des bad guys constituée de Darkmundo, Hugo Perez et Inca Warrior arrive sur le ring sous les huées. S’ensuit un autre moment semblant fort long, pendant lequel ils prennent le micro et signifiant leur intention de ne pas combattre tant qu’ils se feront huer. Le public en profitera néanmoins pour se replonger dans le show, huant copieusement les 3 compères. L’arrivée des gentils entraînera finalement le ravisement des vilains, qui accepteront finalement d’en découdre sur le ring avec Gavroche, Christianium et Trouble Maker. Les lutteurs ont tout donné durant ce match, qui fut clairement le plus beau de la soirée en terme de technique et gardant le public en haleine jusqu’aux derniers instants, voyant les gentils l’emporter dans la liesse générale.

Alors, une réussite ?

   Clairement, ce show a été une réussite sur quasiment tous les points : en terme d’entrées, avec plus de 1000 personnes présentes, en terme de carte, avec des noms peu communs en France et reconnus à travers l’Europe, ainsi qu’en terme de in-ring, où si tous les matchs n’étaient pas aussi engageants, aucun ne fut une réelle déception. Le public est parti globalement satisfait, est pour la majorité prêt à retenter l’expérience.

   Cependant, un défaut majeur était présent, qui est d’ailleurs commun à de nombreux fédérations en France : la sono. Extrêmement saturée, l’essentiel des paroles du commentateur-annonceur étaient inaudibles, et les musiques d’entrées rendaient de ce fait très mal. Cependant, cela reste la seule ombre majeur au tableau.

   N’hésitez pas à suivre l’IPWF sur Facebook pour vous tenir au courant de leurs prochains shows. Supportez le catch en France, rendez-vous en show!

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