Derrière le ring

“Je déteste la facilité qui s’est créée dans le catch français”, Hugo Perez.

Le catch est une passion que partagent des millions de personnes à travers le monde. C’est ce sport divertissement qui fait vibrer tant de fans, qui vient créer des émotions uniques et de courts instants d’une intensité rare que peu ont pu retrouver ailleurs. Tout brille sous les projecteurs, la musique nous fait nous lever et les impacts sur le ring viennent à nos oreilles comme des sons familiers et paradoxalement agréables.
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Mais que se passe-t-il lorsque les lumières s’éteignent, que la salle se vide et que le ring ne tremble plus ? Derrière leurs vêtements d’apparat, que ressentent ces Superstars qui nous émerveillent tant ? Je mets au défi la plus grande majorité d’entre nous de le crier haut et fort. Pourquoi ? Car trop peu de gens le savent. Une fois les bottes rangées dans le sac, la Superstar redevient une personne comme une autre, avec ses doutes, ses craintes, sa colère, mais également ses joies, ses satisfactions et ses rêves.
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Au travers de nos rencontres avec les plus grandes figures du catch français, c’est tout ces sujets là que nous voulons aborder. Ce sont toutes ces choses là qui sont tellement peu évoquées et qui poussent à construire, souvent, une vision erronée de ce paysage tant admiré. Derrière le ring, c’est cet espace que nous voulons donner pour aborder tout ceci.
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Aujourd’hui c’est avec celui que nous appelons le Mastodonte Équatorien Hugo Perez que nous nous sommes entretenus derrière le ring. Le Champion APC est revenu avec nous sur sa carrière, ses déceptions, ses projets et sur sa vision du le catch.
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Salut Hugo et merci à toi de venir aussi derrière notre ring pour te confier. Pour commencer, tu revendiques le fait d’être équatorien mais tu en parles peu en public. A quel âge es-tu arrivé en France ?

Hugo Perez : J’ai eu la chance de parcourir la France et me produire devant des milliers de personnes dans les shows Wrestling Star et le speaker a toujours fait le taf de bien me présenter. A mon arrivée en France… j’avais 8-9 ans.

Dans quelles conditions et pourquoi as-tu quitté ton équateur natal ?

Hugo Perez :  Je suis arrivé sur un petit radeau… [Rires]. Non, je ne suis pas arrivé tout de suite en France, je suis d’abord arrivé en Allemagne où j’avais de la famille, puis je suis parti vers Paris pour rejoindre mes parents. Pourquoi j’ai quitté mon Équateur natal ? Tout simplement parce que comme tout parents équatoriens des années 90, mes parents cherchaient un meilleur avenir pour leur famille. A cette époque l’Équateur passait par une grande crise financière et politique, le président de l’époque [NDLR : Abdallah Bucaram] avait volé l’argent du pays et provoqué un coup d’État militaire. Comme tout latinos, mes parents voulaient le rêve américain, j’avais déjà de la famille installée aux USA, mais finalement le «destin» a tourné ses yeux vers le vieux continent et plus précisément sur la Ville Lumière, Paris.

Comment as-tu vécu ce “choc” culturel ? L’image contient peut-être : 1 personne

Hugo Perez : Étant petit, je n’avais pas cette notion de «choc culturel». C’était une découverte, et le mot reste faible, rien qu’en débarquant de l’avion l’air avait une odeur différente, la nourriture également et que dire de ces gens, grands, blanc et pour la plupart blonds qui parlaient avec de drôles de sonorités. J’ai toujours été curieux et là il faut dire que ma curiosité de découverte était servie ! Je me rappelle aussi être arrivé dans une classe d’accueil, dans laquelle les enfants étrangers apprenaient le français. Et bizarrement, même si on ne comprenait pas les mots de la maîtresse et bien on la comprenait tout de même, on ressentait l’intention et l’esprit qu’elle voulait nous retransmettre. Quand on est enfant, on a une capacité folle d’acclimatation, et pour moi la culture française m’a tout de suite pris.

Comment en es-tu arrivé au catch dans ta vie ?

Hugo Perez : J’avais ça en moi depuis toujours. Petit mes parents me parlaient des catcheurs qu’ils aimaient dans leur enfance, El Santo, Martin Karadagian ou la Momie, puis dans mon adolescence cette passion est revenue en force. Voyant ça, mon père me propose à ce moment là de trouver une école de catch et de me soutenir. J’ai donc entamé des recherches. A ce moment là, j’avais 14 ans et c’était en 2004-2005. Je suis tombé sur un site, en premier, celui de la ICWA. A l’époque Booster avait très bien compris le pouvoir d’internet et il faisait grave mousser sa fédération, les entrainements se réalisaient à Laventie si je me souviens bien, et moi je vivais en région parisienne. Malgré la distance, j’étais disposé à me donner à fond… même si, je l’avoue, après plusieurs visionnages des shows et matchs des élèves de l’ICWA, je trouvais que ce n’était pas le catch que je voulais pratiquer, je le trouvais trop faux à mon goût.

Puis au bout de quelques semaines je suis tombé sur un site, www.catch.fr qui était celui de la WrestlingStars. Merde, pourquoi ne pas avoir essayé dès le début ! J’ai tout de suite été séduit, les gueules des catcheurs, les physiques et sur leur site internet il y avait un match qui m’a scotché ! En voyant ce match , je n’ai plus eu de doutes, ÇA C’ETAIT DU CATCH ! Les WhiteStorm (Marc Sebire), Hamed Chaer et Blue Nikkita face aux Fly Dragon, Wesna & Greg Master, c’était un match de fou. La salle était pleine à craquer avec 2.000 personnes… Je m’en souviens parfaitement, et White m’avait fasciné ! Et grande surprise ! La WS avait une école en Ile de France, j’ai tout de suite compris que je devais y aller!

Et ça t’a permis de te lancer et de devenir qui tu es aujourd’hui. L’année dernière lors du Tournoi des Poids-Lourds, ta famille était présente avec toi. Quelle est l’image qu’ils ont de toi ?

Hugo Perez : Ils sont fiers de moi, voir qu’après tant d’années je réalise mes objectifs et que mine de rien je me suis fait un nom dans le circuit français et européen les rend fiers. Ils voient aussi que je donne l’exemple par mon côté entraineur par exemple, que je suis resté le fils avec les valeurs qu’ils m’ont transmis depuis mon enfance.

Et comment voient-ils le catch ?

Hugo Perez : Ils savent que c’est un sport à haut risque, même mortel, qui demande un dépassement énorme. Mais ils m’ont soutenu dès le début car mes parents ont toujours eu la culture de la pratique sportive, par exemple, dans sa jeunesse mon père pratiquait l’athlétisme et la gymnastique, il avait d’ailleurs fait des compétitions.

On t’a beaucoup moins vu ces derniers temps dans le ring. Est-ce un choix de ta part ?

Hugo Perez : C’est simple, les jeunes poussent derrière, et c’est la logique des choses… Et c’est surtout cette nouvelle facette du catch en France qui fait que je suis moins présent. Aujourd’hui les clubs de catch organisent et forment des jeunes qu’ils présentent dans leurs shows, c’est plus simple et surtout beaucoup moins cher que de prendre des lutteurs expérimentés. Et ce n’est pas que mon cas.

Alors est-ce que tu remets le catch en question ?

Hugo Perez : Je ne le remets pas en question et je ne dirais pas que je fais ça pour mieux rebondir. Aujourd’hui en France rien ne se présente à moi et aux autres pros, même s’il reste quelques structures pérennes comme l’APC ou Xperience Wrestling qui sont celles qui m’ont donné le plus de travail… Mais tu vois, je n’ai qu’elles à citer…

L’image contient peut-être : 1 personneTu me parles de l’APC. Tu as justement eu ton premier titre de Champion en France à l’APC. Tu m’avais déjà dit que tu voulais vraiment être titré. Comment vis-tu cela aujourd’hui ?

Hugo Perez : Ce serait se mentir que de dire «je ne veux pas d’un titre» sinon à quoi bon tout cet investissement physique, spirituel et psychologique ? Juste pour le plaisir du public ? Non ! Il ne faut pas s’oublier non plus, vous savez, pendant des années j’ai été le bon méchant, celui qui met en valeur le gentil et qui se met en retrait pour que le public et les enfants soient heureux avec le gentil… Mais à un moment donné on a besoin d’atteindre ce Graal et de se satisfaire pleinement.

Ce n’est un secret pour personne, tu es en couple avec une catcheuse. Comment gérez-vous la distance et les absences dues à votre métier ?

Hugo Perez : Tu viens de m’apprendre quelque chose ! [Rires] C’est beaucoup plus facile, en général on est toujours sur les mêmes shows et quand l’un doit partir seul et bien l’autre l’encourage et lui souhaite bonne chance. On est dans le même esprit donc on sait à quoi s’attendre.

Tu es l’un des catcheurs français de renom et avec une des plus grandes carrières. As-tu déjà vécu de vraies déceptions qui t’ont poussé à remettre en question le catch ?

Hugo Perez : Non aucune, j’ai eu des décisions dures à prendre, comme le fait de quitter l’équipe de Flesh Gordon mais en aucun cas des déceptions. Je n’ai aucun regret, le catch m’a apporté énormément de satisfaction et j’ai toujours vécu pour, donc aucun regret.

J’imagine que ça a déjà du t’arriver : Comment vit-on les moments gênants lorsqu’on est sur le ring ? Je veux dire, quand le public ne suit pas forcément, quand on a botché ou quand on voit son adversaire/co-équipier se ridiculiser ?

Hugo Perez : Voir son co-équipier botcher est quelque chose de magnifique quand il ne se blesse pas évidemment ! Je suis dans le coin, je baisse ma tête et je me dit en rigolant “oh le con !” et là c’est super parce que du coup tu rentres dans le ring, tu fais Superman et tu passes pour meilleur catcheur que ton copain [Rires] ! Par contre je sais que lorsque j’ai un adversaire, peut-être novice, et qu’il s’excite trop sur le ring, qu’il se perd, s’emmêle les pinceaux etc., je lui tire la bourre ou le «shoot» gentiment, histoire de lui faire passer le message : «hey amigo, calme toi, re-saisis toi ». J’y ai eu droit étant novice, et c’est une bonne chose parce que de nos jours les jeunes «catcheurs» ne savent pas qu’ils pratiquent un sport de combat qui peut provoquer des blessures graves à leur adversaire.

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Est-ce que c’est si facile de dire “non” à un promoteur, un booking avec la pression que cela peut mettre ?

Hugo Perez : Bien-sûr que c’est facile, quand tu es expérimenté et pro, tu n’es pas comme ceux qui veulent à tout prix faire des matchs par tous les moyens possibles en croyant que ça va les faire évoluer dans le bon sens, sauf que ça ne sera pas le cas puisqu’ils ne seront en aucun cas encadrés comme il le faut.

Niveau professionnel, quelles sont les différences entre la France et les pays étrangers où tu as pu catcher ?

Hugo Perez : Déjà à l’étranger les catcheurs/catcheuses ressemblent à des catcheurs… En France beaucoup moins de catcheurs ressemblent à des lutteurs pros. L’organisation n’est pas la même non plus à l’étranger, les promoteurs investissement réellement dans leur produit dans le sens où ils osent prendre le «risque» de vouloir que du BON pour offrir le MEILLEUR et pérenniser leur produit. Et ça marche !

En France on ne sait plus donner la vraie place aux apprentis ! On oublie que la récompense à leurs entrainement est de les faire participer au montage du ring, aider à coller des affiches, à préparer la salle et que seulement s’il ne sont pas mal, alors ils pourront faire un match d’exhibition de catch-as-catch-can [NDLR : Du catch en tant que grappling, lutte] ou pur chain-wrestling en début ou pré-show. Malheureusement aujourd’hui en France, 80% du show est réalisé par des élèves qui font, en mauvaise qualité, ce que les pros expérimentés font depuis des années, et correctement.

Alors est-ce que tu as des idées pour faire changer ces choses là en France ?

Hugo Perez : Bien-sûr ! Déjà revenir aux entrainement que des gars comme Jacky Richard ou Marc Mercier ont subi, des entrainements que j’ai subi ! Apprendre ce qu’est réellement le catch et par là je veux dire savoir se bastonner réellement, savoir embarquer quelqu’un, avoir des appuis au sol, savoir réellement placer une clef et se mouvoir sur le ring. Par la suite c’est également permettre aux débutants que l’on juge prêts, de se produire dans des shows au bout d’un an et demi, voir deux ans d’entraînement, tout en installant des grades à passer. Cela ne nous fera que du bien.

Certaines personnes du milieu pensent qu’il devrait y avoir une distance “professionnelle” entre les catcheurs et les fans, type photos à la fin des shows, interviews pré-organisée ou convention etc. Ils disent aussi qu’il devrait y avoir cette même relation avec les pages facebook/sites. Qu’en penses-tu ?

Hugo Perez : Je ne sais même pas pourquoi on devrait y penser, normalement c’est quelque chose de logique dans la vie d’un catcheur pro. J’aime partager ma vie de lutteur via mes réseaux sociaux ou en partageant un moment «plus intime» avec les photos/autographes avec les fans en fin de show, leur donner ce plaisir et les remercier de leur encouragements, mais ça s’arrête là ! Après je peux comprendre que des amitiés peuvent apparaître, mais cela relève du domaine privé et non plus du domaine catchesque, si on est un catcheur. Et je pense que si le catcheur est sérieux, il fera en sorte de faire comprendre à l’autre que le silence est le meilleur des jardins.

L’image contient peut-être : une personne ou plusEt de ce que certains appellent le “copinage” entre catcheurs et promoteurs ? Qu’en penses-tu ?

Hugo Perez : Tu sais, c’est comme dans la vie de tous les jours, c’est toujours bien de s’entourer des bonnes personnes, c’est le jeu. Et évidemment je comprend bien que par le mot «copinage» tu ne parles pas d’amitié sincère.

On sait que le catch en France n’est pas reconnu comme un métier et qu’il faut majoritairement avoir un emploi à côté pour pouvoir vivre. Est-ce ton cas ?

Hugo Perez : J’ai que le catch, je ne l’ai jamais caché, tout comme le fait que j’ai été chef d’entreprise dans le passé. Quelle est ma vie à côté du catch ? Je fais de la méditation indopakistanaise… Non je déconne ! Je bouffe, je m’entraîne, je catche et je dors. Et de temps en temps, j’ai des activités conjugales (resto, cinéma, balades etc…). J’ai aussi 3 enfants, 2 filles et 1 garçon mais le garçon n’a plus ses couilles… Vous avez compris ce sont des animaux, 2 chats et 1 chien [Rires].

Au vu de ce que tu connais du catch et de ton expérience, est-ce que tu te vois continuer là dedans ?

Hugo Perez : Pourquoi ? Quelle question ! Quoi tu ne connais pas cette drogue plus addictive que le crack ? Le ProWrestling ? Il y a beaucoup à faire dans le catch lorsqu’on le connait bien, tant sur le plan sportif que législatif, je pense que j’aurai toujours un pied là dedans.

Quand on sort du ring, quelles sont les plus grosses difficultés quand on est catcheur, au quotidien ?

Hugo Perez : Aucune ! En tout cas pour ma part, le catch m’ouvre plein de portes, rien que pour «briser la glace» dans une conversation. Les gens me voient et me demandent «Excusez moi monsieur, vous faites de la muscu ?» et là ils se chient dessus quand je vais leur répondre, avant de voir que je ne vais pas les manger tout cru et que je suis quelqu’un de sympa. «Oui je fais de la muscu mais je suis catcheur pro avant tout», et là les gens me demandent de les entrainer ou me parlent de leurs contacts qui veulent des mecs pour faire de la télévision etc. C’est chouette !

Le public voit le catcheur uniquement durant ses matchs. Mais concrètement, c’est quoi ta journée type de catcheur lors d’un show ?

Hugo Perez : Lors des shows, déjà pendant le voyage je m’amuse, j’adore faire des farces, charrier les gens, voir le paysage et rigoler des gens bizarres que je croise dans les aires d’autoroute [Rires]. Puis j’arrive, je salue les responsables de la salle, les organisateurs et promoteurs, je vais ensuite rejoindre mes collègues catcheurs et je les vanne avant même de leur dire bonjour. On discute de tout et de rien mais surtout, on veut savoir qui couche avec qui [Rires]. Après j’installe mes affaires dans le vestiaire, je deviens plus sérieux et avant même de savoir qui je vais affronter j’ai déjà des images de ce que je ferai dans mon match et même les réactions que j’aurai si telle ou telle blessure m’arrivait pendant le combat.

Pendant l’heure qui précède le début du match je m’échauffe et mets ma tenue, puis arrive ce moment où le speaker crie : «Il nous vient d’Equateur et pèse 115 Kilos, le Guerrillero des rings, Hugoooo Perezzzz !» et la suite tu la connais… Je massacre mon adversaire, je lui place un bon Suicide Dive dans sa gueule, je gagne le match et retour au vestiaire, meurtri, parce que pour moi le catch c’est pas claquer ma cuisse ! Pour moi il faut se rentrer dans le lard, il faut du contact et encaisser. Alors ouais ça fait mal, ça pique, mais ça ne tue pas! Puis après quelques petites secondes de récupération, on file pour faire des photos, autographes etc… Après je passe les détails, retour au vestiaire, douche blablabla… et une fois à la maison, dodo.

Y a-t-il quelque chose que tu détestes dans le métier que tu fais ? Et la chose que tu préfères ? L’image contient peut-être : 10 personnes, personnes qui dansent et chaussures

Hugo Perez : Je déteste la facilité qui s’est créée dans le catch français, on est sur un ring au bout de 4-5 mois, WTF ?! Par contre j’adore être en équipe ou lutter contre des gars préparés, avec qui il y a tout de suite une osmose, ça m’est arrivé à la Xperience Wrestling avec Tom, où on a tabassé Tristan et Rob Raw. On s’entendait bien et ça m’a rappelé de bons souvenirs à la WS, même si Tristan ce bolosse, n’était pas intervenu à temps pour aider son pote Rob [Rires]. Voila c’est ça que j’adore, ces petits détails qui me font marrer. Arès, ce qui est le plus compliqué dans le fait d’être catcheur, en France, et bien c’est ««««bizarrement»»»» de catcher dans le pays où l’on vit…

Y a-t-il une chose ou des choses qui te font dire que tu fais le plus beau métier du monde ?

Hugo Perez : Tu sais tout ceux qui me demandent ce que je fait dans la vie, me disent « Wow ! Tu as de la chance de travailler dans ce que tu aimes ! », et rien qu’à entendre ça, je me dis que je fais le plus beau métier du monde. Et aussi parce que je tape sur les autres [Rires], dans la vie privé je suis quelqu’un de bien, drôle, jovial en général, mais putain sur le ring j’aime ça tabasser les autres !

Et je pense que ça sera notre mot de fin ! Merci à toi Hugo pour ce moment de confidences, avec la franchise et le second degré qui sont les tiens.

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